Le paysage du droit budgétaire en
Belgique est largement modifié depuis
l’entrée en vigueur au 1er janvier 2009
d’une loi du 22 mai 2003 (MB 3
juillet 2003) portant organisation du budget et de la
comptabilité de l’État
fédéral.
Dans une large mesure, les principes que cette
nouvelle législation véhicule sont acquis. Il
n’empêche, ses dispositions ne sont pas encore
toutes applicables. Par ailleurs, s’agissant d’une
réforme profonde, ses effets pratiques au sein de toutes les
entités concernées mettront
plusieurs années pour se concrétiser.
On peut donc franchement parler de phase de
transition.
Le présent glossaire visant
à définir les termes les plus
fréquemment utilisés dans la pratique
budgétaire, la question
s’est posée de savoir s’il y avait lieu
ou non d’attendre la fin de cette phase de transition pour y
insérer le vocabulaire véhiculé
par la nouvelle législation. Faire coexister des termes
afférents à deux législations
(l’ancienne, coordonnée par
l’arrêté royal
du 17 juillet 1991 et la nouvelle, tout récemment
entrée en vigueur) n’avait guère de
sens: le risque était trop important de semer la confusion
dans les esprits. Dès
lors, les auteurs se sont résolument tournés vers
l’avenir de sorte que le présent glossaire
s’est vu épuré de toutes les notions et
termes appelés à disparaître
à moyenne échéance mais enrichi de
concepts récents. Confronté à une
(ancienne) notion d’application dans la
législation coordonnée de 1991, le lecteur aura
donc intérêt à se
tourner vers une version plus ancienne de l’Exposé
général.
Le principe de ce glossaire reste toutefois le
même: il tend à expliquer des termes
budgétaires parfois peu connus du grand public,
sans prétendre à une précision
absolue.